- Actuellement "Albert Palma, Geste et Khôra", de Frédérique Villemur, EBL éditions , en librairie en avril 2012, actuellement disponible à la vente à la Galerie 24b au 24 bis rue saint roch 75001 PARIS.
- La pierre sans chagrin d’Henry Bauchau illustrée par Albert Palma, Texte de Myriam Watthee-Delmotte à l'occasion du Vernissage au Centre Wallonie-Bruxelles, 15 novembre 2006.
- "La lutte initiale", de Philippe Nassif, éditions Denoël, collection "Médiations", 30 mars 2011. Cet ouvrage comprend, entre autres, deux études sur Henry Bauchau et Albert Palma.
- "La conférence de Guéret sur Palma", de Pascal Quignard, Carnets de Chaminadour N° 6, juin 2011.
- Revue Internationale Henry Bauchau, N° 2 - 2009, Henry Bauchau et les arts. Presses Universitaires de Louvain.
Notice sur la présente édition de la correspondance Henry Bauchau-Albert Palma
C'est au moment où il achève la lecture du Journal d'Antigone, en janvier 2001, qu'Albert Palma décide d'écrire sa première lettre à Henry Bauchau pour lui dire sa reconnaissance. Avant cela, il a lu Oedipe sur la route, Antigone, Diotime et les lions avec une profonde émotion. Il faut dire que la vie a mis à rude épreuve cet artiste, et avant lui ses parents, comme l'explique le bouleversant "curriculum vitae" qu'il livre, au milieu de son journal Le peuple de la main, sous-titré Henry Bauchau sur ma route, Journal 2001-2006 (extraits).
Diverses tortures, physiques et morales, furent successivement infligées par l'histoire à au moins deux générations de sa famille : ses parents furent d'abord obligés de fuir l'un la Sicile via la Tunisie, l'autre Naples, pour échapper aux fascistes italiens, et de migrer jusqu'en Algérie où naquit Albert Palma, à Bône en 1947, puis ils furent conduits de nouveau à l'exil vers la France au moment de la guerre d'indépendance - à laquelle on sait combien Henry Bauchau fut sensible à travers notamment son amitié avec Jean Amrouche. Mais d'autres épreuves, personnelles,, - jusqu'à cette quasi surdité qui, par la souffrance, l'ouvre à l'inouï - et d'autres migrances ont fait d'Albert Palma un lecteur prédestiné à recevoir de manière intime l'oeuvre de Bauchau : il appartient au "peuple du désastre" comme il le lui dit dans sa première lettre.
La découverte du Japon, des arts martiaux et de la calligraphie est un autre point important qui explique la qualité de lecture de cette oeuvre qui ouvre précisément à l'importance du corps et du geste dans une vie d'homme et cherche des voies, et des voix, du côté de l'Extrême-Orient.
Palma est aujourd'hui un illustrateur reconnu et un remarquable calligraphe qui s'est penché avec bonheur sur La Pierre sans chagrin ( voir un exemple de ses illustrations reproduit ici ) ; un film portant sur sa relation avec Henry Bauchau, intitulé La main et l'esprit, a été produit, filmé par Thomas Johson, et reprend les réflexions et méditations que propose le livre publié aux éditions Bayol.
Catherine Mayaux
Université de Cergy-Pontoise
- "Le Dit d’Albert Palma" d'Anna Feissel-Leibovici
Anna Feissel-Leibovici est psychanalyste. Elle lit, traduit et écrit au gré de sa recherche qui s'étend à la littérature et aux arts. Elle est membre du Mouvement "Insistance" fondé par Alain Didier-Weill et collabore à la revue éponyme.
Elle a notamment publié : "Le gène et son génie" (le patient, le médecin et le psychanalyste face à l'hérédité et au cancer), Eres, 2001. "Qui ne voit que la grâce" (Analyse, aventure et liberté), Ginette Raimbault, entretiens avec Anna Feissel-Leibovici, Payot, 2005.
Anna Feissel-Leibovici a organisé en septembre 2010, avec Pascal Quignard et Alain Didier-Weill, une soirée "Insistance" autour de mon travail. Quelques jours auparavant, Pascal Quignard l'avait invitée à prononcer une conférence lors des Rencontres de Chaminadour à Guéret.
Voiçi le texte de cette conférence que j'ai le plaisir de vous présenter ci-dessous.